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10+ · ★ 4,2 · Choix de la rédaction

La course vers El Dorado

Gagner la course dans la jungle en étoffant son deck de cartes – un deck-building accessible, toujours tourné vers l’avant.

Comment ça se joue

Chacun commence avec huit cartes simples et en pioche quatre. Elles servent à déplacer son pion sur un parcours modulable : la jungle exige des machettes, l’eau des pagaies, les villages des pièces – une seule carte par case, au bon symbole et assez forte. Avec les cartes restantes, on achète au marché une seule nouvelle carte par tour, qui n’arrive en main qu’après le mélange. Qui atteint El Dorado déclenche le dernier tour de table ; si plusieurs y arrivent, les barrières franchies départagent.

Ce que le jeu peut exercer

Le jeu sollicite d’abord la planification anticipée : quel itinéraire convient à mon paquet, quelle carte manque pour le passage sur l’eau, plus loin ? S’y ajoute la capacité à différer la récompense, facette du contrôle des impulsions : acheter plutôt qu’avancer coûte un peu de terrain, mais permet le plus souvent d’aller plus vite ensuite. Chaque main diffère et les pions adverses bloquent des cases : il faut sans cesse ajuster ses plans, ce qui met en jeu la flexibilité cognitive.

Planification anticipée●●●●●
Flexibilité cognitive●●●●●
Contrôle des impulsions●●●●●
Voix de la communauté : Nommé au Spiel des Jahres 2017 (prix allemand du jeu de l’année) : le jury a salué l’alliance intuitive et astucieuse du deck-building et de la course. En Espagne, il a remporté le Juego del Año 2019. Les critiques louent un deck-building épuré, mais regrettent un thème plaqué et la chance à la pioche ; certains joueurs aguerris en font vite le tour.
Notre conseil aux parents : Commencez sans la variante des grottes et réfléchissez à voix haute avant chaque achat : « Pour la suite, plutôt des pagaies ou des machettes ? »

Particulièrement adapté pour

  • Enfants dès 10 ans qui s’initient à la stratégie
  • Familles curieuses de découvrir le deck-building
  • Parties à deux : chacun mène deux pions

Moins adapté pour

  • Enfants impatients – le début est laborieux
  • Petites tables : plateau et marché très encombrants

Notre avis

La course vers El Dorado convient aux familles avec enfants à partir de 10 ans qui veulent s’essayer à la construction de deck. Le jury loue l’alliance intuitive de la construction de deck et de la course, et le jeu a été nominé au Spiel des Jahres 2017. Limites : thème plaqué, démarrage lent, un peu de chance à la pioche, et une table bien occupée par plateau et marché.

Bien démarrer

  • Libérer une grande table : plateau et marché prennent beaucoup de place.
  • Préciser d’emblée que, par case, une seule carte compte : les cartes ne se combinent pas.
  • Rappeler que les cases occupées sont bloquées : les pions des autres font donc partie de son propre plan.

En détail

Variantes et nombre de joueurs

Comme à deux chacun dirige deux pions, il faut alors, selon le résumé des règles d’UltraBoardGames, amener les deux jusqu’à El Dorado. Ravensburger présente le jeu comme particulièrement bon à deux. Le plateau est modulable, et l’édition actuelle contient 36 tuiles pour la variante des grottes. Selon Wikipedia, le jeu permet aussi de retirer des cartes de la partie. Brettspielbox souligne qu’alléger son paquet de cartes atténue la chance à la pioche.

Ce que disent les critiques

Au Spiel des Jahres 2017, La course vers El Dorado figurait parmi les nommés aux côtés de Magic Maze, et c’est Kingdomino qui l’a emporté. Brettspielbox le qualifie d’excellent jeu familial et décrit le dilemme entre avancer vite et renforcer son équipe. Reich der Spiele observe deux camps : les joueurs aguerris avaient peu envie de rejouer après quelques parties, alors que les tablées familiales voulaient recommencer aussitôt. La même critique a trouvé la progression laborieuse au début et aurait voulu un thème avec plus d’âme. Shut Up & Sit Down salue une conception solide, simple et propre.

En comparaison

Karuba (dès 8 ans, 2 à 4 personnes, 30 à 40 minutes) partage avec La course vers El Dorado les domaines logique et planification ainsi que flexibilité. Il convient déjà aux enfants de 8 ans qui aiment se creuser la tête et aux familles qui préfèrent jouer sans conflit direct. Il plaît moins aux tablées qui cherchent l’interaction et les coups bas. Istanbul (dès 10 ans, 2 à 5 personnes, 40 à 60 minutes) demande lui aussi d’anticiper et s’adresse aux familles expérimentées en quête de plus de difficulté. À deux, il convient moins quand l’interaction compte. La course vers El Dorado fonctionne en revanche bien à deux.

Sources

Questions fréquentes

À partir de quel âge La course vers El Dorado convient-elle ?

L’âge indiqué est dès 10 ans. Un enfant est prêt s’il aime planifier et se frotter à la stratégie. Les enfants impatients supportent moins bien le début laborieux.

Combien de temps dure une partie et combien de personnes peuvent jouer ?

Une partie dure environ 45 à 60 minutes. De 2 à 4 personnes se font la course ; à deux, on dirige deux pions chacun. Qui atteint El Dorado déclenche le dernier tour.

Que peut développer La course vers El Dorado ?

Le jeu peut développer la logique et la planification, ainsi que la flexibilité. Il faut choisir une route adaptée à son paquet, et comme les pions des autres occupent des cases, les plans changent sans cesse.

Faut-il connaître la construction de deck ?

Non. Une critique y voit de la construction de deck sans la complexité de Dominion : on part de huit cartes simples et l’on en achète au plus une nouvelle par tour.

Profil de compétences

Logique & planification – anticiper, résoudre des problèmes et adapter sa stratégie
Flexibilité – basculer entre règles et perspectives

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