Comment ça se joue
Chacun reçoit une carte dénouement secrète et, selon le nombre de joueurs, cinq à neuf cartes récit : personnages, objets, lieux, caractéristiques, événements – un prince, une forêt, une fée. Le conteur improvise un conte et pose chaque carte dont l’élément devient important dans l’histoire. S’il évoque un élément qu’un autre a en main, celui-ci peut prendre le relais ; les cartes interruption adéquates le permettent aussi. Gagne celui qui a posé toutes ses cartes récit et conclut de façon cohérente avec son dénouement.
Ce que le jeu peut exercer
Les termes sont imposés, l’histoire reste à inventer : ils doivent former un fil rouge et compter dans l’intrigue – une simple mention ne suffit pas. Comme le dénouement doit conclure logiquement, on planifie. Qui écoute guette ses mots-clés ; qui interrompt enchaîne sur les idées des autres et revoit son plan : de la flexibilité cognitive en temps réel. Comme les contradictions peuvent être contestées, la mémoire de travail garde l’intrigue en tête.
Particulièrement adapté pour
- Enfants conteurs dès 8 ans, amateurs de contes
- Tablées mixtes d’enfants et d’adultes
- Enfants qui veulent s’exercer à parler librement
Moins adapté pour
- Enfants timides qui n’aiment pas parler devant les autres
- Groupes qui veulent des règles nettes, sans débat
Notre avis
Il était une fois convient aux familles et aux tablées mixtes où l’on aime raconter. Une critique salue l’interaction soutenue et le livret de règles riche en exemples, mais relève la nécessité de quelques parties d’essai, un plaisir très lié au groupe et des règles dont l’interprétation provoque parfois de longs débats.
Bien démarrer
- Pour débuter, s’appuyer sur les nombreux exemples du livret de règles.
- Choisir d’abord de petites tablées, car dans les grands groupes l’histoire risque de se noyer dans les discussions.
En détail
Variantes et nombre de joueurs
Selon BoardGameGeek, le jeu est paru en 1993 sous le titre Once Upon a Time, de Lambert, Rilstone et Wallis ; la troisième édition allemande est sortie en 2013 chez Pegasus. Selon Reich der Spiele, l’édition Pegasus de 2013 compte 114 cartes récit, dont des cartes interruption, en cinq catégories et 51 cartes dénouement. Selon la règle de la troisième édition anglaise d’Atlas Games, chaque personne reçoit une carte dénouement et autant de cartes récit que 11 moins le nombre de joueurs (au minimum 5). Peut donc interrompre qui a un élément adéquat ou une carte interruption de la même catégorie ; on peut contester notamment en cas de blocage, de contradiction ou de digression. La règle conseille de ne pas être strict sur la vérification de la carte dénouement avec de jeunes joueurs ou des débutants et de ne pas recourir aux contestations contre des joueurs plus jeunes ou moins à l’aise à l’oral ; un conseil bienveillant suffirait le plus souvent.
Ce que disent les critiques
La critique de Reich der Spiele sur l’édition Pegasus salue le livret de règles riche en exemples, les images pleines d’atmosphère d’Omar Rayyan et l’interaction dont vit le jeu. Réserves de cette critique : quelques parties d’apprentissage seraient nécessaires, le jeu dépendrait beaucoup du groupe, l’interprétation des règles entraînerait de longues discussions et, dans les grandes tablées, on risquerait de trop discuter. Selon Atlas Games, la troisième édition anglaise a reçu en 2013 une nomination aux Origins Awards (Children’s, Family, or Party Game) et la distinction Parents’ Choice Recommended.
En comparaison
Dixit (dès 8 ans, 3 à 8 personnes, env. 30 minutes) partage avec Il était une fois l’âge, la durée et le domaine du langage et exige la prise de perspective, le vocabulaire et l’association ainsi que l’imagination. Stadt Land Flip (dès 8 ans, 2 à 6 personnes, env. 10 minutes) partage avec Il était une fois l’âge, le nombre de joueurs et le domaine du langage, mais exige la récupération lexicale, la vitesse de traitement et le contrôle des impulsions ; Stadt Land Flip convient moins aux parties avec de gros écarts de rapidité. Il était une fois convient aux fans de contes dès 8 ans qui aiment raconter et aux tablées mixtes d’enfants et d’adultes, mais moins aux enfants timides qui n’aiment pas parler devant les autres.
Sources
Questions fréquentes
À partir de quel âge Il était une fois convient-il ?
Il était une fois est indiqué dès 8 ans. Un enfant est prêt s’il aime inventer des histoires et parler librement devant les autres. Les enfants réservés et les groupes épris de règles sans ambiguïté y trouveront moins leur compte.
Combien de temps dure une partie et combien de personnes peuvent jouer ?
Une partie dure environ 30 minutes, et de 2 à 6 personnes jouent. Chacun veut être le premier à poser toutes ses cartes récit et à conclure avec sa carte dénouement secrète. Les groupes où enfants et adultes jouent ensemble conviennent bien.
Que peut développer Il était une fois ?
Il était une fois peut développer le langage, la logique et la planification ainsi que la flexibilité. Les éléments sont imposés, l’intrigue s’invente, et le dénouement doit coller à la fin ; qui interrompt doit reprendre sans heurt l’histoire d’un autre.
Faut-il s’entraîner d’abord ?
Une critique juge quelques parties d’essai nécessaires, le temps que l’enchaînement entre raconter, interrompre et contester devienne fluide. Le livret de règles, riche en exemples, est salué.



